Cinq pages françaises sur l’humidité en van, lues à la suite. La première écrit « environ 0,5 l » par nuit et par personne. La deuxième, « entre 0,5 et 1 litre », en attribuant la fourchette à l’ADEME. La troisième, « 1 litre d’eau par jour ». La quatrième ne donne aucun chiffre. Une cinquième monte à deux litres.
Aucune ne cite de document.
J’ai vérifié la seule attribution nommée. La page de l’ADEME sur l’air intérieur ne contient ni le 0,5 ni le 1 litre : un taux d’humidité entre 40 et 60 %, une aération de 5 à 10 minutes matin et soir, rien de plus. L’agence publie bien des grammes, ailleurs, dans un guide que personne dans cette niche n’a ouvert. Ils ne disent pas ce qu’on leur fait dire.
- Poste
- Estimer la vapeur d'eau produite dans une cellule de fourgon, et le débit d'air qu'il faudrait pour l'évacuer
- Matériel monté
- Un thermomètre-hygromètre posé sur le plan de travail depuis mars 2022, après l'hiver qui m'a coûté toute mon isolation. Lanterneau et grille basse d'origine sur le Ducato.
- Matériel documenté, pas monté
- Extracteur de toit, déshumidificateur électrique, VMC double flux. Je n'en ai aucun. Tout ce qui suit vient de documents publics, pas d'un banc d'essai.
- Coût
- Aucun montant ici : je n'ai pas de relevé daté chez un distributeur nommé pour ce type d'appareil.
- Temps de pose
- Sans objet. Le travail est une lecture, pas un montage.
- Outillage
- Un hygromètre, et la patience de télécharger trois PDF
- Difficulté
- ★★☆☆☆ · les valeurs existent, elles sont juste rangées ailleurs
Le chiffre existe, il est page 4 d’un guide de l’ADEME
Le guide s’appelle La ventilation, indispensable pour un logement confortable et sain. ADEME, référence 010342, septembre 2018. Page 4, une table de sept lignes, « Les sources d’humidité », avec en note : « Source CSTB, valeurs moyennes pour un logement de 4 personnes ».
La ligne qui nous intéresse tient en trois mots et un nombre. Métabolisme adulte endormi : 30 g/heure.
Huit heures de sommeil, 240 grammes. Pas cinq cents. La moitié.
Restait à savoir d’où sortait le demi-litre. Il vient de l’anglais.
Des dizaines de bailleurs sociaux britanniques diffusent la même brochure contre les moisissures, au mot près : « one person asleep adds half a pint of water to the air overnight ». Une demi-pinte impériale fait 284 ml. Pas 500. Quelqu’un a lu pint et écrit litre, et le facteur 1,76 a traversé la Manche sans que personne le relève.
Le guide chiffre six autres postes.
| Activité | Production de vapeur d’eau |
|---|---|
| Métabolisme adulte en activité | 55 g/heure |
| Métabolisme adulte endormi | 30 g/heure |
| Séchage du linge | 200 g/h pendant 5 heures |
| Bain | 500 à 700 g |
| Douche | 300 à 500 g |
| Cuisine, vaisselle | 1,5 kg/jour |
| Lavage des sols | 500 g/lavage |
Le « 250 ml » de la cuisson, lu chez un des cinq, n’y est pas : l’ADEME donne 1,5 kg par jour pour la cuisine et la vaisselle réunies, à quatre personnes, sans découper par repas.
Deux tables du CSTB, neuf ans d’écart, deux valeurs
Le CSTB publie aussi son guide technique Transferts d’humidité à travers les parois, de Charlotte Abelé, septembre 2009. Son tableau 8, page 27, donne des fourchettes plutôt que des valeurs uniques.
Personne au repos : 40 à 60 g/h. Personne en activité : 80 à 250 g/h. Lessive, toilette et cuisine : 5 à 20 kg par jour pour quatre personnes. Total des apports du logement : 10 à 25 kg par jour, toujours pour quatre.
Comparez. Un adulte endormi vaut 30 g/h chez l’un, une personne au repos 40 à 60 g/h chez l’autre. Les deux tables sortent du même organisme.
Elles ne se contredisent pas vraiment : « endormi » et « au repos » ne décrivent pas le même état. Personne n’a arbitré, et je ne le ferai pas ici.
L’Umweltbundesamt allemand tranche plus net. Son guide sur les moisissures, avril 2024, écrit qu’« une personne cède environ ¼ de litre d’eau par nuit à l’air de la pièce ». L’agence prévient que ce sont des Erfahrungswerte, des valeurs d’expérience.
De toute façon, le nombre compte moins que son unité. La production de vapeur est un débit, exprimé par personne et par heure, qui dépend de l’activité. Jamais une quantité fixe par nuit. Toute la vanlife la cite dans la mauvaise unité.
Côte à côte, sur une nuit de huit heures. ADEME 240 g. BS 5250 britannique, qui donne 40 g/h pour un dormeur, 320 g. Brochures municipales, 284 ml. Umweltbundesamt, 250 ml. Quatre traditions indépendantes, une fourchette de 240 à 320 g. Le demi-litre est au-dessus de toutes. Il n’a pas été inventé. Il a été mal traduit.
Et la version française ajoute une erreur : elle attribue ce demi-litre à la respiration seule. Un article ASHRAE de 2007 mesure la part réelle, et la respiration ne pèse que 20 à 40 % du total. Le reste sort par la peau.
La serviette qui sèche pèse sept dormeurs
Regardez de nouveau la troisième ligne du tableau. Séchage du linge, 200 g par heure, pendant cinq heures. Un kilo.
Un adulte endormi produit 30 g par heure. Une serviette qui sèche en produit près de sept fois plus, et elle ne dort pas huit heures, elle travaille jusqu’à ce qu’elle soit sèche. En janvier, dans un van à 14 °C, ce n’est pas cinq heures.
Tout le monde, moi compris, a passé son premier hiver à s’inquiéter de sa respiration. Le poste le plus lourd de la table de l’ADEME est un tee-shirt étendu au-dessus du lit.
Je me souviens très bien de celui-là. Étendu le dimanche soir, encore humide le mardi matin. Je trouvais ça agaçant. Je n’avais pas compris que pendant ces trente-six heures, il vidait son eau dans mes six mètres carrés.
La douche est enfin chiffrée, et c’est le poste le plus dispersé du lot : 300 à 500 g chez l’ADEME, 600 g pour quinze minutes chez BS 5250, 217 g pour cinq minutes dans un tableau rattaché à la DIN/TS 4108-8. Trois documents, trois durées implicites, aucune publiée. C’est pourtant le chiffre qui manque à tout ce qui s’écrit sur le fait de se laver à bord, avec ses trois solutions et leurs limites. Et tous décrivent une salle de bains fermée, raccordée à une extraction. Dans un fourgon, la douche est dans le volume où vous dormez.
Transposer un logement à neuf mètres cubes
Toutes ces valeurs sont établies pour un appartement. Les recopier telles quelles dans un van serait l’erreur que je reproche aux cinq pages.
La personne ne change pas : un corps de 70 kg endormi produit la même vapeur dans 200 m³ que dans 9. La physiologie ignore la carrosserie. Le reste change, et un seuil normatif suffit à le mesurer.
La norme allemande DIN 4108-3, dans son édition d’octobre 2018, définit à son annexe D ce qu’est un logement à forte occupation : « il y a forte occupation lorsque la surface habitable, rapportée au logement, est inférieure à 15 m² par personne ». Quinze mètres carrés. C’est le seuil qui fait basculer un appartement dans la catégorie la plus exigeante du calcul d’humidité.
Le plancher d’un L2H2 fait 4,87 m². À deux, ça fait 2,4 m² par personne, six fois sous le seuil. Le van tombe très au-delà de la dernière case prévue par les normes du bâtiment.
La même DIN 4108-3 donne la relation, à son équation C.13 : l’excédent d’humidité intérieure vaut G divisé par n·V, avec G la production de vapeur dans la pièce en kg/h, V le volume et n le taux horaire de renouvellement d’air. Le produit n·V est un débit. L’excédent d’humidité vaut donc la production divisée par le débit d’air, et le volume sort de l’équation. Des grammes par heure sur des mètres cubes par heure, il reste des grammes par mètre cube.
Le même tableau 7 classe les locaux selon cet excédent : hygrométrie faible jusqu’à 2,5 g/m³, moyenne de 2,5 à 5, forte de 5 à 7,5, très forte au-delà.
Deux adultes endormis, 60 g par heure. Tenir la classe moyenne réclame 12 m³/h d’air, la classe faible 24. Ajoutez la serviette et la production passe à 260 g/h : il faut alors 52 m³/h, et 104 pour descendre d’une classe.
Mettez ça en face du logement. L’arrêté du 24 mars 1982 sur l’aération des logements, article 4 modifié en octobre 1983, autorise à descendre le débit total extrait d’un logement d’une seule pièce principale à 35 m³/h, et à 10 m³/h avec modulation automatique.
Autrement dit : deux dormeurs dans un fourgon demandent le tiers du débit réglementaire d’un studio, et une serviette suspendue davantage que le studio entier.
La règle : la vapeur ne se compte pas en litres par nuit, elle se compte en grammes par heure, et elle se compare à un débit d’air. Tant que vous n’avez pas mis un débit en face de votre production, vous n’avez rien calculé. Un van fermé sur deux dormeurs et une serviette humide se comporte comme un local sans ventilation.
Le van sature son air en une nuit, et de loin
Reste la question que je n’ai vue posée nulle part. Une nuit suffit-elle à saturer l’air d’une cellule ?
Prenons les cotes constructeur. Sur la planche FCA du L2H2, la zone de charge fait 3 120 mm de long, 1 562 mm de large au plancher, 1 932 mm de haut. La boîte géométrique fait 9,4 m³, meubles non déduits, donc généreux.
L’air à 20 °C ne retient qu’une quantité d’eau donnée. La pression de vapeur saturante y vaut 2 339 Pa, tabulée en annexe du guide CSTB. Par la loi des gaz parfaits, ça fait 17,3 g d’eau par mètre cube. Sur 9,4 m³ : 163 grammes, et pas un de plus.
Deux dormeurs en produisent 480 en une nuit.
Trois fois la capacité totale de l’air de la cellule, en huit heures, en respirant. À 12 °C, température honnête pour un van en février, la saturation tombe à 10,7 g/m³ et la cellule ne retient plus que 100 g. Cinq fois.
Cette eau ne disparaît pas. Elle sort par les ouvertures, ou elle se dépose sur la surface la plus froide qu’elle trouve, et dans une caisse en acier, cette surface est derrière l’isolant, pas devant. C’est la seule explication de ce que j’ai sorti de mes panneaux au printemps 2022, et je n’avais pas besoin d’une fuite pour ça.
Ce que la NF EN 721 ne promet pas, et que tout le monde lui prête
Il me manque une pièce, et je préfère le dire que la combler au jugé.
La NF EN 721 impose deux aérations permanentes non obturables. Pour une cellule d’au plus 5 m² au sol avec un appareil à combustion ouverte, c’est 75 cm² en toiture et 10 cm² en partie basse. Un L2H2 y rentre tout juste : 3,12 m par 1,562 m font 4,87 m² de plancher.
Ces valeurs sont des surfaces. Pas des débits.
Personne ne peut dire combien de mètres cubes par heure passent par 85 cm² d’ouverture : le débit d’un orifice passif dépend de la différence de pression qui le traverse, donc du vent, de la température et de l’orientation du véhicule. Aucun document trouvé ne fixe ces conditions pour un véhicule à l’arrêt. Les articles qui laissent entendre que les aérations réglementaires « suffisent » comparent une surface à un besoin de débit.
Plus gênant encore, le titre du texte qui rend la norme obligatoire. L’arrêté du 7 juin 2002 est « relatif à la prévention des risques d’incendie, d’explosion et d’asphyxie dans les véhicules habitables de loisirs ». La ventilation de la EN 721 est une ventilation de sécurité, dimensionnée pour l’air de combustion et le monoxyde de carbone. Elle n’a jamais prétendu évacuer de la vapeur d’eau. Respecter la norme à la lettre ne dit rigoureusement rien sur votre condensation.
Ce que je regarde maintenant
Un hygromètre, et l’heure. Pas le taux au réveil, la vitesse à laquelle il monte quand je referme la porte. C’est cette pente qui dit si le débit est en face de la production.
Ensuite, la serviette. Elle sort, ou elle sèche pendant que je roule, fenêtre ouverte. Mille grammes en cinq heures, et le seul poste de la table que je peux supprimer entièrement.
Deux questions restent ouvertes : la vapeur d’une douche prise dans le volume où l’on dort, et le débit réel d’une ouverture de 75 cm² sur un véhicule à l’arrêt. Un hiver en van se joue sur ces deux nombres-là bien plus que sur la température qu’on arrive à tenir.
Sources
- ADEME, La ventilation, indispensable pour un logement confortable et sain, collection Rénovation / Construction, réf. 010342, septembre 2018, ISBN 979-10-297-0971-5, page 4, table « Les sources d'humidité », note « Source CSTB, valeurs moyennes pour un logement de 4 personnes » : métabolisme adulte en activité 55 g/heure, métabolisme adulte endormi 30 g/heure, séchage du linge 200 g/h pendant 5 heures, bain 500 à 700 g, douche 300 à 500 g, cuisine et vaisselle 1,5 kg/jour, lavage des sols 500 g/lavage. PDF téléchargé et lu, le tableau vérifié ligne à ligne sur les coordonnées du document (consulté le 31/07/2026)
- CSTB, Charlotte Abelé, Transferts d'humidité à travers les parois, évaluer les risques de condensation, guide technique, septembre 2009, ISBN 2-86891-416-3 : tableau 8 p. 27 « Tableau indicatif de valeurs de production d'humidité » (personne au repos 40 à 60 g/h/pers, personne en activité 80 à 250 g/h/pers, lessive toilette et cuisine 5 à 20 kg/j pour 4 pers, total 10 à 25 kg/j pour 4 pers), d'après Y. Couasnet, Les condensations dans les bâtiments, Presses de l'ENPC, 1990, et M. Louvigné, Humidité dans les bâtiments, CATED, 1996 ; tableau 7 p. 27 « Excès d'humidité pour chaque classe d'hygrométrie », W/n ≤ 2,5 g/m³ (faible), 2,5 à 5 (moyenne), 5 à 7,5 (forte), au-delà de 7,5 (très forte) ; tableau 6 p. 26, classes d'hygrométrie de l'ISO 13788 ; annexe 9.1, tableau 1, pression de vapeur saturante d'après A. Wexler (1976) EIPT-68 corrigée par D. Sonntag (EIT-90) : 2 339 Pa à 20 °C et 1 403 Pa à 12 °C (consulté le 31/07/2026)
- DIN 4108-3:2018-10, Wärmeschutz und Energie-Einsparung in Gebäuden, Teil 3: Klimabedingter Feuchteschutz : équation C.13, Δv = G/(n·V), avec G la production de vapeur dans la pièce en kg/h, V le volume et n le taux horaire de renouvellement d'air ; annexe D, définition de la forte occupation, « Eine hohe Belegung liegt vor, wenn die Wohnfläche, bezogen auf die Wohneinheit, pro Person weniger als 15 m² beträgt » (consultée le 31/07/2026)
- BS 5250:2011, Code of practice for control of condensation in buildings, BSI, annexe D, tableau D.6 : 40 g/h par personne endormie, 70 g/h assis en travail de bureau, 90 g/h debout en tâches ménagères ; 600 g pour une douche de 15 minutes ; 1 500 g/jour pour du linge séché à l'intérieur ; figure D.1, limites de Δv et Δp des cinq classes d'hygrométrie de l'ISO 13788. Aucune référence bibliographique n'est attachée au tableau D.6 (consultée le 31/07/2026)
- Umweltbundesamt, Innenraumlufthygiene-Kommission, Leitfaden zur Vorbeugung, Erfassung und Sanierung von Schimmelbefall in Gebäuden, Dessau-Roßlau, avril 2024, ISSN 2363-8311 : infobox 10, « Pro Nacht gibt jede Person etwa ¼ Liter Wasser an die Raumluft ab » ; tableau 6, 30 à 40 g/h pour un adulte en activité légère et 50 à 500 g/h pour du linge qui sèche, crédité « Quelle: Fraunhofer Institut für Bauphysik, Holzkirchen, verändert », l'agence qualifiant ses valeurs d'Erfahrungswerte (consulté le 31/07/2026)
- Brochures anti-condensation des bailleurs sociaux britanniques, texte commun repris à l'identique : North Northamptonshire Council, « Avoiding condensation », mis à jour le 31/10/2022, « one person asleep adds half a pint of water to the air overnight and a full pint when active during the day » ; formulations identiques chez Solihull Community Housing, West Lindsey District Council (janvier 2023) et Cambridge City Council. Aucune de ces brochures ne cite de source, et leurs totaux divergent entre eux (22 et 24 pintes) (consultées le 31/07/2026)
- Anton TenWolde et Charles L. Pilon, The Effect of Indoor Humidity on Water Vapor Release in Homes, ASHRAE, Thermal Performance of the Exterior Envelopes of Whole Buildings X, 2007 : « the sum of respiration and transpiration is in the range of 0.8 to 1.7 kg/day for an adult at rest, or approximately 30 to 70 g/h » et « human respiration contributes about 20% to 40% of the total vapor release » (consulté le 31/07/2026)
- NF EN ISO 13788, « Performance hygrothermique des composants et parois de bâtiments, température superficielle intérieure permettant d'éviter l'humidité superficielle critique et la condensation dans la masse », décembre 2001 : classes d'hygrométrie des locaux et excédent d'humidité intérieure Δv, annexe A informative. Norme payante, citée ici par sa référence et son objet, telle que reprise par le guide CSTB et la BS 5250 ci-dessus
- Légifrance, arrêté du 24 mars 1982 relatif à l'aération des logements, article 4 dans sa version en vigueur depuis le 15 novembre 1983, modifié par l'arrêté du 28 octobre 1983 : débit total minimal extrait de 35 m³/h pour un logement d'une pièce principale avec dispositifs individuels de réglage, 10 m³/h avec modulation automatique. Article 3, débits extraits à satisfaire pour le cas général (consulté le 31/07/2026)
- ADEME, page « Respirer un air sain chez soi »,
agirpourlatransition.ademe.fr: taux d'humidité à maintenir entre 40 et 60 %, température de 18 à 22 °C, aération quotidienne de 5 à 10 minutes matin et soir. Aucune quantité de vapeur d'eau produite n'y figure, contrairement à ce qu'affirme une des pages analysées (consultée le 31/07/2026) - FCA, planche de cotes 2014 RAM ProMaster 1500 136"WB du 01/02/2013, codes SAE, caisse identique au Ducato L2H2 européen : L507 longueur de zone de charge 3 120 mm, W500 largeur au plancher 1 562 mm, H505 hauteur intérieure maximale 1 932 mm (consultée le 31/07/2026)
- NF EN 721, « Véhicules habitables de loisirs, exigences de ventilation de sécurité », rendue obligatoire par l'arrêté du 7 juin 2002 relatif à la prévention des risques d'incendie, d'explosion et d'asphyxie dans les véhicules habitables de loisirs, modifié par l'arrêté du 2 avril 2012, dont l'annexe vise l'édition de décembre 2004, chapitres 4 à 6. Surfaces d'aération pour une cellule jusqu'à 5 m² avec appareil à combustion ouverte, 75 cm² en toiture et 10 cm² en partie basse, d'après KFZ-Prüfstelle Trostberg, mémento « Mindestausstattung Wohnmobil », juillet 2023, et G607-Gaspruefungen.de, reproduction de la Tabelle 1 de la DIN EN 721 (consultés le 31/07/2026)
Questions fréquentes
Combien d'eau produit une personne qui dort ?
Le guide « La ventilation » de l'ADEME, édition de septembre 2018, donne 30 g par heure pour le « métabolisme adulte endormi » et 55 g par heure pour un adulte en activité. Sur huit heures de sommeil, ça fait 240 g par personne. La table porte la mention « Source CSTB, valeurs moyennes pour un logement de 4 personnes » : elle est établie pour un appartement, pas pour une cellule de fourgon.
D'où vient le « 0,5 litre par nuit » qu'on lit partout en vanlife ?
D'une conversion ratée. Les brochures anti-moisissure des bailleurs sociaux britanniques écrivent « one person asleep adds half a pint of water to the air overnight ». Une demi-pinte impériale vaut 284 ml, pas 500. Les quatre sources institutionnelles retrouvées (ADEME, BS 5250, Umweltbundesamt, brochures britanniques) donnent toutes entre 240 et 320 g pour une nuit de huit heures.
Combien de vapeur d'eau produit une douche prise à bord ?
C'est le poste le plus dispersé des documents consultés. L'ADEME publie 300 à 500 g par douche, la norme britannique BS 5250 compte 600 g pour une douche de quinze minutes, un tableau allemand rattaché à la DIN/TS 4108-8 descend à 217 g pour cinq minutes. Aucun ne publie la durée qu'il retient. Et tous décrivent une salle de bains fermée et raccordée à une extraction, pas une cellule de fourgon.
Quel débit d'air faut-il pour évacuer l'humidité de deux dormeurs ?
En régime établi, l'excédent d'humidité intérieure vaut la production divisée par le débit d'air. Deux adultes endormis produisent 60 g par heure selon l'ADEME. Rester sous 5 g/m³ d'excédent, borne haute de la classe d'hygrométrie « moyenne » du guide CSTB de septembre 2009, réclame donc 12 m³/h. La classe « faible », sous 2,5 g/m³, en demande 24.
Les aérations obligatoires d'un van suffisent-elles à évacuer l'humidité ?
La question n'a pas de réponse documentée, parce que la NF EN 721 fixe des surfaces en cm² et jamais un débit en m³/h. Pour une cellule d'au plus 5 m² au sol équipée d'un appareil à combustion ouverte, elle demande 75 cm² en toiture et 10 cm² en partie basse. Convertir une surface en débit demanderait une différence de pression qu'aucun document ne spécifie pour un véhicule à l'arrêt.
Faire sécher du linge dans un van, ça produit combien d'eau ?
L'ADEME chiffre le séchage du linge à 200 g par heure pendant 5 heures, soit 1 kg. C'est le poste le plus lourd de sa table, devant la cuisine et la vaisselle à 1,5 kg par jour pour quatre personnes. Rapporté à l'heure, une serviette qui sèche pèse près de sept adultes endormis, chacun à 30 g par heure.
Je vis en van aménagé une bonne partie de l'année depuis 2021. Ancien électricien du bâtiment, j'ai aménagé mon fourgon moi-même et je documente ici ce qui marche, ce qui casse et ce que ça coûte vraiment.