Membrane d'étanchéité grise tendue sur la paroi nervurée d'un fourgon, recouvrement horizontal fermé par une bande adhésive marouflée au rouleau, gaine électrique traversant un œillet collé
Aménagement

Le pare-vapeur, la couche que tout le monde rate

Recouvrements, marouflage, passages de câbles : les prescriptions des fabricants de membranes, et ce qu'elles deviennent dans une caisse en tôle percée de vis.

· Mickaël Berthier · 13 min de lecture

« Mon Armaflex est étanche, je n’ai pas besoin de pare-vapeur. » Je l’ai pensé, je l’ai lu vingt fois sur des forums, et ce n’est pas complètement faux. Armacell déclare µ ≥ 10 000 pour ses plaques, mesuré selon EN 12086 et EN 13469. À 19 mm, ça fait un Sd de l’ordre de 190 mètres d’air équivalent. La mousse, effectivement, la vapeur ne la traverse pas.

Sauf que cette valeur décrit un morceau de plaque sur un banc d’essai. Pas une paroi.

Ma paroi à moi, en 2021 : une trentaine d’équerres vissées à travers l’isolant, des passages de câbles taillés au cutter, des découpes contournant deux passages de roue, et des joints recouverts au ruban là où j’y pensais. Le µ de la mousse était toujours ≥ 10 000. La paroi, elle, fuyait.

Poste
Gestion de la vapeur d'eau derrière l'habillage, parois et pavillon
Matériel monté
AF/Armaflex 19 mm auto-adhésif et ruban Armaflex sur les joints, en 2020. Aucune membrane séparée, et c'est ce que je referais autrement.
Matériel documenté, pas monté
Isover Vario Xtra et STOPVAP, pro clima INTELLO et TESCON VANA, Ampack Sisalex 514 et Ampatex DB 90. Valeurs relevées sur les fiches fabricants et sur le DTA du CSTB, listés en bas de page.
Coût
Je ne donne pas de prix ici : je n'ai pas relevé de tarif daté chez un distributeur nommé pour ces membranes.
Temps de pose
Non chiffré. Le temps ne part pas dans les lés, il part dans les raccords.
Outillage
Cutter, rouleau maroufleur, agrafeuse, dégraissant, chiffons non pelucheux
Difficulté
★★★☆☆ · dérouler est simple, refermer les vingt trous ne l'est pas

Un µ de 10 000 ne dit rien de votre paroi

Le facteur µ et le Sd sont des propriétés de matériau. Ils se mesurent sur une éprouvette, entre deux ambiances contrôlées, selon NF EN 1931 quand le Sd dépasse 0,2 m et NF EN ISO 12572 en dessous, comme Isover le rappelle dans son Document Technique d’Application.

Rien dans ces essais ne parle d’un joint mal collé.

Or la vapeur d’eau fait ce que fait un courant dans un circuit, et là je suis en terrain connu : elle prend le chemin le moins résistant. Face à 190 m d’air équivalent d’un côté et à une fente de deux millimètres de l’autre, elle passe par la fente. Une barrière à 99 % ne freine pas 99 % du flux. Elle le concentre en un point, et c’est là que la tôle mouille.

C’est ce qui rend cet article différent de celui sur le choix des isolants, qui compare les lambdas et les Sd déclarés. Là, on parlait de matière. Ici, on parle d’assemblage.

Ce que les fabricants exigent, et que personne ne recopie

Tout ce qui suit vient de fiches fabricants et d’un Document Technique d’Application du CSTB. Publics, gratuits, jamais cités.

MembraneSd déclaréNorme d’essaiRecouvrementSource
Isover Vario KM Duplex UVvariable de 0,2 à 4 mEN ISO 1257210 cm minimumDTA 20/14-335_V1
Isover Vario Xtravariable de 0,4 à 25 mEN ISO 1257210 cm minimumDTA 20/14-335_V1
Isover STOPVAP> 18 mEN ISO 1257210 cm minimumDTA 20/14-335_V1
Isover STOPVAP 90> 90 mEN ISO 1257210 cm minimumDTA 20/14-335_V1
pro clima INTELLO0,25 à > 25 mDIN EN ISO 12572non chiffré sur la ficheFiche technique pro clima
Ampack Ampatex DB 9020 mEN 193110 cmFiche technique Ampack
Ampack Sisalex 514> 1 500 mEN 193110 cmFiche technique Ampack

Trois choses y sautent aux yeux, et aucun article français sur le sujet ne les relève.

Le recouvrement de 10 cm revient partout. Isover l’écrit noir sur blanc, « un recouvrement de 10 cm minimum », et imprime un trait continu à 10 cm des bords de ses membranes pour qu’on ne triche pas. Ampack donne la même valeur pour deux produits que tout oppose, un frein-vapeur à 20 m et une barrière à plus de 1 500 m.

Ce recouvrement ne suffit d’ailleurs jamais tout seul. Il faut coller la jonction « sur toute la longueur et largeur de recouvrement des lés », avec une membrane « propre et sèche avant jointoiement », et « un marouflage par pression de l’adhésif ». Le mot marouflage est important. Un adhésif posé sans pression tient quelques mois, pas dix ans.

Reste le support, et c’est là que ça coince chez nous. pro clima demande, pour son TESCON VANA, des supports balayés ou essuyés et suffisamment portants, sinon un primaire. Ampack impose Primax ou Airmax sur tout support poreux, poussiéreux ou rugueux. Une tôle n’est ni poreuse ni rugueuse. Elle est grasse, souvent poussiéreuse, et parfois couverte d’un antirouille dont personne ne sait comment il réagit avec une colle acrylique.

La règle : un pare-vapeur se juge sur ses raccords, pas sur son Sd. Membrane propre et sèche, 10 cm de recouvrement, adhésif sur toute la largeur du recouvrement, marouflage au rouleau. Un lé posé sans ces quatre gestes ne vaut pas mieux qu’une bâche.

Le seuil des 18 mètres existe, et il ne vous concerne pas

Vous lirez partout qu’un pare-vapeur commence à Sd ≥ 18 m, et qu’en dessous on parle d’un frein-vapeur. C’est attribué tantôt au DTU 31.2, tantôt au CPT 3560 du CSTB, et je n’avais jamais vu personne citer la clause. J’ai passé une journée à la chercher. Elle existe.

Le guide d’application CODIFAB du NF DTU 31.2 de mai 2019 écrit ceci : « La solution basique consiste à utiliser côté intérieur de la paroi une membrane pare-vapeur dont la valeur Sd est supérieure ou égale à 18 m. » François Michel, qui a siégé à la commission de rédaction, le confirme devant le Forum International Bois Construction de 2019 : le DTU de 2011 « n’envisage comme plan d’étanchéité à la vapeur d’eau que les films pare-vapeur dont la valeur sd est supérieure ou égale à 18 m », et la version 2019 ouvre une seconde famille, les barrières souples, de Sd « entre 1 m et 18 m exclu, mesurée selon la NF EN 1931 ». Le Cahier 3560_V2 du CSTB, daté de juin 2009, écrit de son côté « un pare-vapeur continu de Sd > 18 m », avec un supérieur strict. La frontière est donc réelle. Les documents ne sont même pas d’accord sur le signe.

D’où sort 18, un nombre qui ne ressemble à rien ? De la fiche 61.01 du catalogue Construction Bois, publiée par le FCBA et l’IRABOIS en janvier 2015, qui donne la clé en une ligne : « Matériaux de perméance ≤ 0,005 g/m².h.mmHg, soit un Sd ≥ 18 m ». Une conversion, pas un seuil. L’ancien texte raisonnait en grammes par mètre carré, par heure et par millimètre de mercure ; quelqu’un a traduit 0,005 dans l’unité moderne et arrondi. Un chiffre choisi pour lui-même aurait donné 15 ou 20.

On retrouve le nombre sur le marché : le tableau 2 du DTA 20/14-335_V1 range le STOPVAP d’Isover, Sd > 18 m, sur la ligne « Membrane pare-vapeur ».

Et puis il y a la partie qui disqualifie l’usage qu’en fait notre niche. Les 18 m sont la valeur qui garantit la règle dite du facteur 5, laquelle veut que la face intérieure d’une paroi soit cinq fois plus fermée à la vapeur que sa face extérieure. Cette valeur, écrit le CODIFAB, « permet de maintenir le facteur 5 avec tous les panneaux de contreventement conformes au DTU positionnés côté extérieur ». Et le même guide ajoute, en note : « Cette règle du facteur 5 ne fonctionne que lorsque la paroi comporte une lame d’air ventilée côté extérieur et des isolants fibreux. »

Relisez la note. Un fourgon n’a pas de lame d’air ventilée côté extérieur. Il a de l’acier. Le rapport de 5 y est hors d’atteinte : quelle que soit la membrane, le côté froid restera le plus fermé des deux. Les 18 m sont un chiffre correctement sourcé, et sans objet dans une caisse en tôle.

Ce qui survit, c’est la direction. Fermer le côté chaud autant qu’on peut, parce que rien ne ressortira de l’autre côté.

Une paroi de fourgon ne ressemble à aucun mur de maison

Toute cette documentation est écrite pour du bâtiment. Aucun DTU, aucun cahier du CSTB ne s’applique à un véhicule. On emprunte des méthodes à un métier voisin, en sachant ce qu’on emprunte.

Première différence, la paroi ne sèche d’aucun côté. Un mur à ossature bois perd son humidité vers l’extérieur à travers un pare-pluie ouvert. C’est toute la logique des membranes hygrovariables, et le DTA d’Isover le confirme en creux : « il convient de ne pas appliquer de peinture ou film étanche à la vapeur d’eau » sur les parois intérieures, sous peine de bloquer les échanges d’été. Un fourgon, c’est exactement ce film étanche, en acier, sur la totalité de la surface. Ce qui entre dans la paroi ne ressort que par où c’est entré.

Ensuite, les traversées mécaniques. Dans une cloison de maison, on visse dans une ossature qui se trouve du côté chaud de la membrane. Chez nous, on visse dans la tôle, ou dans des tasseaux collés dessus, c’est-à-dire du côté froid. Chaque vis de lambris posé sur une paroi qui travaille en roulant, chaque équerre de meuble, chaque patte de fixation traverse la couche. Et une vis, en plus de percer, conduit le froid jusqu’à sa tête, à l’endroit précis où l’air humide vient la toucher. La fiche du FCBA est catégorique : « Éviter les percements ou orifices, gaines électriques, fluides, etc., qui réduisent considérablement l’efficacité du film. »

Le bâtiment a une réponse à ça, et elle se transpose. Isover décrit un espace technique de 22 mm entre la membrane et le parement, dans lequel les gaines et les boîtiers jusqu’à 6 cm de hauteur passent, je cite, « sans altération du système d’étanchéité à l’air ». On ne perce pas la membrane, on fait passer l’électricité devant. Dans un fourgon, ça revient à poser ses gaines entre la membrane et le lambris, pas entre la membrane et la tôle. Le choix se fait avant de dérouler le premier lé, et il coûte deux centimètres d’habitabilité.

Quand la traversée est inévitable, le même document donne le geste : un œillet adhésif de 6 cm de diamètre percé d’un orifice central de 12 mm, collé sur la membrane, entaillé au cutter avant de passer une gaine de 16 à 25 mm. Pour un tuyau plus gros, une collerette taillée dans une bande de membrane, longue du périmètre du conduit plus 3 cm de recouvrement, large de 30 cm, entaillée six à huit fois sur 10 à 12 cm pour former les pattes qu’on rabat. Et cette phrase, que je n’ai lue nulle part ailleurs : « les boîtiers électriques, ou tout connecteur, doivent être pleins ». Un boîtier ajouré est un trou.

Le conseil qu’on lit dans la niche tient en une ligne : faire un petit trou au cutter là où le câble doit passer. Le trou est toujours là dix ans après.

Ce que je referais, dans l’ordre

Faire le plan électrique avant de dérouler la membrane. C’est la seule chose qui permet de ne pas la percer : si les gaines passent devant, il faut de la place devant, donc des tasseaux d’épaisseur choisie exprès. Deux centimètres, ça se trouve dans un fourgon où chaque couche se décide dans l’ordre comme ailleurs.

Acheter l’adhésif du fabricant de la membrane, et la bonne largeur. Isover cite trois rubans pour trois usages, de 60 mm pour le jointoiement courant à 75 mm pour les pénétrations importantes. Trois largeurs de collage, pas trois variantes commerciales.

Traiter chaque équerre au moment où on la pose. Une équerre vissée le samedi et étanchée le dimanche ne sera jamais étanchée.

Et poser un hygromètre dans la cellule dès le premier hiver. Mon erreur de 2021 n’a pas été de mal poser une membrane, je n’en avais aucune. Elle a été de ne rien mesurer pendant six mois, et de découvrir l’eau en rouvrant un panneau au printemps.

Sources

  • CSTB, Document Technique d'Application 20/14-335_V1, Système d'étanchéité à l'air et/ou de résistance à la diffusion de la vapeur d'eau en combles, Vario / Vario XTRA et STOPVAP / STOPVAP 90, application toiture, Groupes Spécialisés n° 20 et n° 9, publié le 20 mars 2018, 48 pages : tableau 2 (Sd des quatre membranes et intitulés de familles), § 4.11 et 4.211 (recouvrement 10 cm, marouflage, propreté), § 5.2 (espace technique de 22 mm, œillet Vario Passélec), § 5.4 (collerette de canalisation) (consulté le 31/07/2026)
  • CODIFAB, Guide d'application du NF DTU 31.2 de mai 2019, mai 2020, chapitre « La règle du facteur 5 », p. 40 et 41 : membrane pare-vapeur de Sd ≥ 18 m, justification du chiffre par le facteur 5, note limitant la règle aux parois à lame d'air ventilée côté extérieur et isolants fibreux ; exigence de collage de toutes les jonctions (consulté le 31/07/2026)
  • François Michel, Bureau Veritas Construction, Les grandes nouveautés du NF DTU 31.2 version 2019 : évolution des exigences sur les matériaux, 9e Forum International Bois Construction, 2019, § 6 « Barrière souple à la diffusion de la vapeur d'eau » : films pare-vapeur de sd ≥ 18 m, barrières souples de sd entre 1 m et 18 m exclu mesuré selon NF EN 1931, résistance en traction > 100 N/5 cm, déchirure au clou > 40 N (consulté le 31/07/2026)
  • FCBA et IRABOIS, Catalogue Construction Bois, fiche 61.01 « Films pare-vapeur », janvier 2015 : « Matériaux de perméance ≤ 0,005 g/m².h.mmHg, soit un Sd ≥ 18 m », films polyéthylène et polyester d'épaisseur > 100 µm, mise en garde sur les percements, références NF EN 13984, NF EN 1931, NF EN ISO 12572 et NF P 21-204 (consulté le 31/07/2026)
  • CSTB, Cahier 3560_V2, Isolation thermique des combles, Cahier de Prescriptions Techniques communes, Groupe Spécialisé n° 20, approuvé le 23 mars 2008, amendé le 29 avril 2009, édition de juin 2009, § 3 et 4.1 : « pare-vapeur indépendant et continu (Sd > 18 m) » (consulté le 31/07/2026)
  • pro clima, Technische Daten INTELLO (sd-Wert 0,25 à > 25 m selon DIN EN ISO 12572, µ = 56 000 selon DIN EN 1931, épaisseur 0,25 mm, 85 g/m² selon DIN EN 1849-2, tenue de −40 à +80 °C, réaction au feu B-s1,d2) et Technische Daten TESCON VANA (colle acrylique SOLID, mise en œuvre à partir de −10 °C, tenue de −50 à +90 °C, exposition libre 6 mois, supports à balayer ou essuyer et suffisamment portants, primaire TESCON PRIMER RP sinon) (consultés le 31/07/2026)
  • Ampack AG, Rorschach, Technisches Datenblatt Sisalex 514, 08.2017 (sD > 1 500 m selon EN 1931, 225 g/m², recouvrement 10 cm, pose côté chaud, primaire Ampacoll Primax ou Airmax sur support poreux, poussiéreux ou rugueux, tenue de −40 à +80 °C, euroclasse E) et fiche Ampatex DB 90 (sD = 20 m selon EN 1931, 90 g/m² selon EN 1849-2, recouvrement 10 cm, traversées à l'Ampacoll BK 535 de 50 mm, norme de référence EN 13984) (consultés le 31/07/2026)
  • Armacell, Données techniques AF/Armaflex : µ ≥ 10 000 selon EN 12086 et EN 13469 pour les plaques AF-10MM à AF-32MM, λ = 0,033 W/(m.K) à 0 °C. Et NF EN 721, « Véhicules habitables de loisirs, exigences de ventilation de sécurité », rendue obligatoire par l'arrêté du 7 juin 2002 modifié, dont l'annexe vise son édition de décembre 2004, chapitres 4 à 6 (consultés le 31/07/2026)

Questions fréquentes

L'Armaflex suffit-il comme pare-vapeur dans un fourgon ?

La matière, oui : Armacell déclare µ ≥ 10 000 pour les plaques AF-10MM à AF-32MM selon EN 12086 et EN 13469, soit un Sd de l'ordre de 190 m à 19 mm d'épaisseur. La paroi finie, c'est une autre question : le Sd ne dit rien des joints entre plaques, des vis de lambris ni des équerres de meuble. Une barrière vaut la valeur de son point le plus faible, pas celle de sa fiche technique.

Quelle est la différence entre un pare-vapeur et un frein-vapeur ?

Le Sd, exprimé en mètres d'air équivalent, avec une frontière à 18 m. Le guide d'application CODIFAB du NF DTU 31.2 de mai 2019 parle d'« une membrane pare-vapeur dont la valeur Sd est supérieure ou égale à 18 m » ; la version 2019 du DTU ouvre une seconde famille, de Sd compris entre 1 m et 18 m exclu, mesuré selon la NF EN 1931. Ce seuil vise les parois à ossature bois avec lame d'air ventilée, pas les véhicules.

Quelle largeur de recouvrement entre deux lés de membrane ?

10 cm au minimum chez les deux fabricants dont j'ai lu les documents. Le DTA Isover 20/14-335_V1 impose « un recouvrement de 10 cm minimum » et précise que les membranes portent un trait continu imprimé à 10 cm des bords. Ampack donne la même valeur pour le Sisalex 514 et l'Ampatex DB 90. Le recouvrement seul ne suffit pas : la jonction se colle sur toute sa longueur et sa largeur, puis se maroufle.

Comment faire passer un câble à travers un pare-vapeur ?

La solution des fabricants est de ne pas le faire passer. Le DTA Isover décrit un espace technique de 22 mm entre la membrane et le parement, dans lequel les gaines et les boîtiers jusqu'à 6 cm de hauteur circulent « sans altération du système d'étanchéité à l'air ». Quand la traversée est inévitable, le même document prescrit un œillet adhésif Vario Passélec de 6 cm de diamètre, percé d'un orifice de 12 mm, pour des câbles de 16 à 25 mm.

Peut-on poser un pare-vapeur directement sur de la tôle ?

Ce qui se colle sur la tôle, c'est l'adhésif de raccord, pas la membrane elle-même. Et la tôle doit être préparée : pro clima demande des supports balayés ou essuyés et suffisamment portants pour le TESCON VANA, sinon un primaire. Ampack impose Primax ou Airmax sur tout support poreux, poussiéreux ou rugueux. Une paroi de fourgon dégraissée n'est pas un support poreux, mais elle est rarement propre.

Un pare-vapeur remplace-t-il la ventilation ?

Non, il l'exige. Le pare-vapeur empêche la vapeur de traverser la paroi, il ne la fait pas disparaître de la cellule. La NF EN 721 impose deux aérations permanentes non obturables dans un véhicule habitable de loisirs, et l'arrêté du 7 juin 2002 modifié rend obligatoires ses chapitres 4 à 6. Plus la paroi est fermée, plus le renouvellement d'air compte.

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Photo de Mickaël Berthier
Mickaël Berthier Ardèche, et sur la route

Je vis en van aménagé une bonne partie de l'année depuis 2021. Ancien électricien du bâtiment, j'ai aménagé mon fourgon moi-même et je documente ici ce qui marche, ce qui casse et ce que ça coûte vraiment.

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